En marge de la 39e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi et son homologue angolais, João Lourenço, se sont entretenus pour harmoniser leurs positions sur la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays.
Cette rencontre bilatérale, tenue dans la capitale éthiopienne, marque une étape cruciale dans la médiation menée par Luanda. Alors que la tension reste vive sur le terrain, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de transformer les engagements diplomatiques en réalités tangibles pour les populations civiles.
Les échanges ont porté sur l’activation immédiate du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu. Ce dispositif est jugé essentiel pour assurer une cessation effective des hostilités.
Pour Félix Tshisekedi, ce mécanisme est le verrou nécessaire pour empêcher tout nouveau contournement des accords passés. João Lourenço, en sa qualité de médiateur désigné, a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux pour rendre le cessez-le-feu “vérifiable et durable”.
Au-delà de l’aspect technique du suivi militaire, les deux chefs d’État ont tenu à envoyer un message politique à la communauté internationale. Ils ont réitéré leur attachement indéfectible aux principes fondamentaux du droit international.
Cet entretien intervient alors que l’Angola intensifie ses efforts diplomatiques pour obtenir un désengagement total des forces négatives et une désescalade entre Kinshasa et Kigali.
