Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a appelé le gouvernement à accélérer les réformes de la gouvernance forestière afin de renforcer la crédibilité du pays dans les enjeux climatiques mondiaux, lors de la 99ᵉ réunion du Conseil des ministres. Le chef de l’État a rappelé que la RDC, avec ses vastes forêts tropicales, ses tourbières, ses ressources hydriques et ses minerais critiques, occupait une place stratégique dans les équilibres climatiques mondiaux. « Cette réalité confère à la République démocratique du Congo un rôle naturel de pays-solutions qu’elle doit pleinement assumer », a-t-il déclaré.
Félix Tshisekedi a toutefois estimé que ce leadership ne pourrait être durablement reconnu sans une gouvernance « irréprochable, cohérente et crédible », fondée notamment sur la transparence, la redevabilité et le respect des communautés locales. Selon lui, les enjeux forestiers dépassent désormais le seul cadre environnemental pour toucher à la souveraineté économique, à la sécurité alimentaire, à la stabilité sociale et à l’attractivité des investissements. Il a également insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre plusieurs secteurs gouvernementaux, notamment l’environnement, les mines, l’agriculture, l’énergie et les finances.
Le président congolais a par ailleurs instruit le gouvernement d’accélérer la finalisation et l’adoption de la nouvelle politique forestière nationale, en veillant à son alignement avec les engagements climatiques internationaux du pays. La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat a été chargée de présenter, dans un délai de trente jours, une feuille de route interministérielle intégrant notamment les synergies avec l’initiative Couloir Vert Kivu-Kinshasa, l’accélération des Concessions Forestières des Communautés Locales (CFCL), l’effectivité du Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP) ainsi que le renforcement des mécanismes de surveillance environnementale.
