Une journée de deuil sera observée ce lundi 2 février, au village de Bwanasura, en territoire d’Irumu, province de l’Ituri. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion d’urgence ayant réuni toutes les couches sociales de la communauté locale, à la suite de récents massacres ayant coûté la vie à une quarantaine de civils.
Selon les organisateurs, cette journée vise non seulement à honorer la mémoire des victimes, mais aussi à interpeller les autorités compétentes sur leur responsabilité constitutionnelle de garantir la protection des civils. La communauté exige également la levée immédiate de toutes les barrières illégales érigées le long des routes desservant les zones agricoles.
La jeunesse de Bwanasura exprime par ailleurs sa profonde indignation face à ce qu’elle qualifie de manque d’accompagnement sécuritaire des familles endeuillées. Elle déplore notamment le fait que les services habilités n’aient pas procédé au déminage préalable des corps des victimes, alors que des engins explosifs seraient encore présents sur certains corps de personnes égorgées par les ADF-MTM, empêchant ainsi des enterrements dignes.
Profitant de cette occasion, les jeunes du village lancent un appel pressant au gouvernement congolais afin qu’il prenne au sérieux la situation sécuritaire du territoire d’Irumu. Ils estiment que la population locale vit dans une insécurité permanente et sans espoir, contrairement à d’autres provinces de la République démocratique du Congo où la paix relative permet une vie normale.
