Deux semaines après le passage sanglant des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) au quartier Mabasele, cellule Matokeo, territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, la psychose demeure vive au sein de la population locale. Les habitants affirment vivre dans une peur permanente.
Beaucoup disent avoir changé leurs habitudes par crainte d’une nouvelle attaque.
« Nous venons le matin et, le soir, nous retournons là où nous passons la nuit », confient certains riverains, expliquant qu’ils évitent désormais de dormir dans leurs propres maisons.
Lors d’un entretien ce lundi 23 février 2026, ces derniers lancent un appel pressant au gouvernement congolais afin qu’il renforce les mesures de sécurité et œuvre efficacement au rétablissement de la paix dans cette partie de la ville de Beni. Ils disent se sentir abandonnés et réclament une présence sécuritaire accrue pour prévenir toute nouvelle incursion.
Pour rappel, les ADF-MTM avaient signé leur incursion au quartier Mabasele dans la soirée du 6 février courant. Cette attaque avait coûté la vie à deux personnes. Trois maisons avaient été incendiées, ainsi que des motos et des vélos. Plusieurs chèvres avaient également été emportées par les assaillants.
