Quatorze civils, hommes et femmes, précédemment retenus en otage par les rebelles ADF-MTM, ont réussi à s’échapper de leurs ravisseurs à la suite de l’attaque de la localité de Mamove, dans le territoire de Beni au Nord-Kivu. Cette évasion redonne un mince espoir à une population durement éprouvée par l’insécurité persistante dans cette partie de la province du Nord-Kivu.
Selon les informations recueillies auprès de sources locales, les rescapés ont quitté la zone de Mambau avant de transiter par Apetineko. Leur périple s’est achevé à Chani-Chani, où ils sont arrivés aux environs de 13 heures, ce lundi 2 février 2026, visiblement épuisés mais hors de danger immédiat.
Des sources de la société civile indiquent que ces civils avaient été enlevés lors des récentes incursions attribuées aux ADF-MTM dans la région de Mamove. Leur fuite serait intervenue profitant d’un moment de désorganisation au sein du groupe armé, après l’attaque ayant visé la localité.
Réagissant à cette situation, Christophe Munyanderu, défenseur des droits humains et membre de la CRDH Irumu, a exprimé sa compassion à l’endroit de la population de Mamove, une fois de plus victime des violences armées. Il a salué le courage des rescapés tout en rappelant la souffrance des familles dont les proches restent encore en captivité.
Dans son appel, Christophe Munyanderu a exhorté les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à poursuivre sans relâche les rebelles ADF-MTM, afin de libérer les civils toujours retenus en otage. Il a également plaidé pour un renforcement des opérations militaires et des mesures de protection des populations civiles dans les zones à haut risque.
