Mambasa : des dérives inquiétantes des ex-combattants en attente du P-DDRCS

 

Quatre ans après l’adhésion de certains groupes armés locaux de la chefferie de Babila Babombi au processus de désarmement, démobilisation et réinsertion communautaire et stabilisation (P-DDRCS), la situation devient de plus en plus préoccupante.

Pré-cantonnés notamment à Kasoko Mbopi, PK47 et Makele, ces ex-combattants dénoncent un abandon prolongé de la part des autorités compétentes, alors même qu’ils sont encore en possession d’armes.

Face à cette situation de précarité, plusieurs dérives sont observées sur le terrain. Des barrières illégales ont été érigées pour assurer leur ravitaillement, une taxation forcée est imposée aux populations civiles, et plus grave encore, des cas de recrutement d’enfants mineurs y compris des élèves du primaire sont signalés pour renforcer leurs effectifs.

Cette dynamique fait peser de lourdes menaces sur la stabilité locale. Parmi les risques identifiés figurent un possible désengagement de ces groupes du processus P-DDRCS, ainsi qu’une insécurité permanente pour les populations civiles et les institutions étatiques.

Au regard de l’urgence, plusieurs recommandations sont formulées : accélérer la mise en œuvre effective du processus P-DDRCS, procéder au désarmement immédiat de ces groupes, organiser leur délocalisation vers des sites d’accueil appropriés, identifier clairement les groupes dits « Wazalendo », et intensifier les campagnes de sensibilisation pour retirer les enfants des groupes armés et les réintégrer dans leurs familles et à l’école.

Enfin, il est demandé au gouvernement, dans le cas où les Wazalendo seraient reconnus officiellement, de leur apporter un encadrement et une assistance adéquats afin de prévenir toute forme de tracasserie envers la population.

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