Débat sur la révision de la Constitution en RDC : l’ASADHO dit non à toute tentative visant à s’éterniser au pouvoir 

 

Le débat sur la révision constitutionnelle continue à faire couler beaucoup d’encre dans la classe politique congolaise. Si certains soutiennent l’initiative, d’autres y voient une manœuvre de Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir.

Pour Jean-Claude Katende, acteur de la société civile et président de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), cette démarche est une manœuvre politique visant à démanteler les verrous démocratiques du pays sous couvert de concertations nationales.

L’ASADHO souligne que les appels au dialogue lancés par divers acteurs politiques ne sont pas des signes de cohésion, mais une stratégie de diversion.

Jean-Claude Katende soutient que ces assises servent traditionnellement de prétexte à un partage de postes entre élites, occultant les aspirations réelles de la population congolaise.

Le président de l’ASADHO estime que toucher à l’article 220 qui détermine le nombre des mandats du Président de la République constituerait une « trahison de l’esprit de la République ». Il rappelle que la Constitution de 2006 n’est pas un simple texte juridique, mais le fruit d’un consensus national laborieux visant à mettre fin à des décennies de cycles de violences et d’instabilité politique.

Face à ce qu’il qualifie de menace imminente, Jean-Claude Katende rejette les arguments de modernité ou d’adaptation de la loi, souvent mis en avant par les partisans d’une révision. Il exhorte les Congolais à une vigilance de chaque instant, soulignant que les acquis démocratiques sont « fragiles ».

Dans sa tribune exploitée par Challengeinfo.cd, il invite chaque citoyen à ne pas rester spectateur du débat, mais à s’impliquer activement pour protéger les fondements de l’État de droit en République Démocratique du Congo.

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