Placée sous le thème « Modernisation à la chinoise et voie de développement de la RDC : exploration conjointe de nouvelles trajectoires gagnant-gagnant », cette rencontre réunit responsables politiques, dirigeants de médias et experts congolais et chinois autour des enjeux liés au rôle stratégique de l’information.
Prenant la parole à l’ouverture, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a souligné que ce forum s’inscrit dans la continuité du partenariat stratégique conclu en mai 2023 entre Kinshasa et Chine. Selon lui, la maîtrise du récit médiatique constitue désormais un levier essentiel de souveraineté.
« Ce forum marque une nouvelle étape (…) Il nous permet de nous approprier notre narratif afin que nos pays cessent d’être racontés par ceux qui ne vivent pas nos réalités », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de rétablir « la vérité des faits » face aux perceptions extérieures.
De son côté, le directeur général de l’Agence congolaise de presse (ACP), Bienvenu-Marie Bakumanya, a présenté ce forum comme un cadre d’échanges techniques et professionnels. Il a évoqué une collaboration accrue avec l’agence chinoise Xinhua pour renforcer la visibilité médiatique réciproque.
« Ce forum se veut un laboratoire technique (…) afin de raconter ensemble les belles histoires de l’amitié sino-congolaise », a-t-il affirmé, appelant les médias à mieux valoriser les retombées économiques, sociales et technologiques de cette coopération.
Dans la même dynamique, le directeur du bureau régional Afrique de Xinhua, Ying Qiang, a insisté sur le rôle des médias comme vecteurs de rapprochement entre les peuples. Il a rappelé la présence de son agence à Kinshasa depuis 1973, soulignant son engagement à accompagner l’évolution des relations sino-africaines.
« Notre mission est de faire des médias un véritable pont d’or entre nos peuples, dans un monde saturé d’informations où certains récits sont parfois déformés », a-t-il indiqué.
Organisé du 18 au 19 mars, ce premier Forum médias RDC–Chine ambitionne de jeter les bases d’une coopération médiatique structurée, tout en contribuant à une meilleure compréhension mutuelle et à la promotion d’un narratif équilibré sur les relations entre les deux pays.
