Le parti politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) brise le silence face à la situation que connaît son autorité morale, Modeste Bahati après l’opposition de ce dernier à la révision constitutionnelle.
Dans une déclaration politique, la formation de Modeste Bahati Lukwebo alerte l’opinion nationale et internationale sur ce qu’elle qualifie de « campagne de harcèlement orchestrée » visant son autorité morale, l’actuel deuxième vice-président du Sénat.
Pour les cadres du parti, le point de rupture semble être la conférence de presse du 4 mars dernier. Depuis cette sortie médiatique, Modeste Bahati est devenu la cible d’acteurs politiques congolais cherchant à le « réduire au silence ».
L’AFDC évoque l’existence de « projets macabres » visant l’intégrité physique de Bahati Lukwebo et de sa famille, sur fond de jalousie politique. Au-delà de l’individu, c’est l’organisation même du parti qui serait sous pression. La déclaration fait état de menaces et de tentatives de corruption exercées sur des députés, sénateurs et cadres de l’AFDC-A.
Face à ce qu’elle considère comme un acharnement politique, l’AFDC-A prend à témoin les partenaires de la coalition au pouvoir, les organisations de défense des droits de l’homme ainsi que la communauté internationale. Le parti réaffirme sa détermination à rester debout malgré les pressions.
Cette déclaration intervient alors que le Sénat vient d’ouvrir sa session de mars. Déjà ce mercredi 18 mars, une commission vient d’être constituée pour traiter la pétition visant la déchéance de Bahati Lukwebo au poste du deuxième vice-président du Sénat.
