Un débat refait surface autour du statut de chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Certains acteurs politiques et sociaux proposent de transférer ce rôle de Goma vers Beni, en s’appuyant sur des arguments d’ordre démographique, économique et sécuritaire.
Parmi les figures qui portent cette réflexion, Kakule Wakendakenda Timothée, cadre et membre du bureau politique du Parti Lumumbiste Unifié (PALU), affilié à la direction nationale chapeautée par le ministre Didier Mazenga Mukanzu, appelle à un débat approfondi au niveau des institutions.
Selon lui, une part importante de la population du Nord-Kivu serait concentrée dans les villes de Butembo et Beni, qui contribueraient également de manière significative aux recettes économiques de la province et à sa représentation politique. L’argument sécuritaire est également avancé par les partisans de cette proposition.
Ils évoquent notamment les risques récurrents liés aux éruptions du Mont Nyiragongo, ainsi que la proximité de Goma avec la frontière rwandaise, perçue comme un facteur de vulnérabilité en période de tensions.
Par ailleurs, la position géographique de la ville, située entre le volcan et le Lac Kivu, est jugée par certains comme un défi supplémentaire en matière de sécurité et de gestion des crises.
Dans cette optique, Kakule Wakendakenda exhorte les députés nationaux élus de l’Est à initier une proposition de loi visant à examiner la possibilité de désigner Beni, comme nouveau chef-lieu du Nord-Kivu.
Toutefois, cette proposition reste sujette à controverse et pourrait susciter des réactions divergentes, notamment de la part des habitants et des autorités de Goma, actuelle capitale provinciale.
