Moins de 24 heures après l’entrée de la rébellion de l’AFC/M23 dans la ville d’Uvira, une atmosphère de crise reste palpable ce jeudi. La cité est pratiquement isolée et désertée, ses rues étant sans activité et la circulation totalement interrompue, alors que les habitants, encore sur le qui‑vive.
Selon des sources locales, quelques tirs sporadiques ont été entendus dans différents quartiers comme Kasenga, Kalundu, Kimanga et Kavimvira, alimentant l’inquiétude générale. La frontière avec le Burundi, notamment au niveau de Kavimvira et du poste de Gatumba, demeure fermée, et les autorités burundaises ont renforcé les dispositifs de sécurité côté voisin.
Depuis l’occupation d’Uvira, plusieurs congolais ont tenté de traverser vers Bujumbura, où la capitale est signalée comme saturée par un afflux important de personnes fuyant la crise. Ceux qui disposent de moyens et de documents prennent des logements, tandis que d’autres sont orientés vers des camps de réfugiés à l’intérieur du Burundi.
Cette situation critique fait suite à l’entrée des combattants de l’AFC/M23 dans cette ville le 10 décembre, sans affrontement majeur signalé dans la cité même, après le retrait préalable des forces gouvernementales.
L’impact sécuritaire, humanitaire et économique continue de se faire sentir tandis que la communauté locale et les autorités surveillent l’évolution du contexte sur place.
