Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a été reçu mercredi par le cardinal Fridolin Ambongo au centre Lindonge, siège de l’archevêché de Kinshasa, pour un échange de plus de deux heures consacré aux implications de récentes résolutions reconnaissant les génocides commis en République démocratique du Congo. Adoptées par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) ainsi que par la société civile africaine, ces résolutions établissent les responsabilités du Rwanda dans les massacres perpétrés sur le sol congolais depuis plus de trois décennies, selon le ministère des Droits humains.
Le cardinal Ambongo a qualifié cette reconnaissance panafricaine de “victoire éclatante” pour le président Félix Tshisekedi, tout en saluant l’implication de la Première dame Denise Nyakeru, engagée dans la défense des victimes. Il a souligné “la convergence naturelle entre la mission pastorale de l’Église et la défense des droits humains”, rappelant que l’Église milite de longue date pour que soient reconnues les souffrances endurées par les populations congolaises.
Samuel Mbemba a déclaré être venu remettre personnellement au cardinal les deux résolutions, estimant que l’Église demeure un acteur essentiel dans ce combat. “Nous savons que l’Église est dans ce combat depuis longtemps”, a-t-il affirmé, en référence à l’engagement constant de l’institution catholique pour la paix, la justice et la protection des populations civiles en RDC.
