Les autorités de la ville de Kinshasa ont refusé d’autoriser la tenue de la manifestation de la coalition article 64 et de plusieurs formations de l’opposition devant le Palais du Peuple, site symbolique choisi par les organisateurs pour exprimer leur opposition à un éventuel projet de révision constitutionnelle.
Dans une communication adressée aux organisateurs, les autorités provinciales ont invoqué le caractère sensible et stratégique du Palais du Peuple, considéré comme un « siège inviolable » des institutions de la République. En conséquence, elles ont proposé le terrain Assosa, situé dans la commune de Kasa-Vubu, comme lieu alternatif pour accueillir le rassemblement prévu ce vendredi 12 juin.
Une proposition qui n’a pas rencontré l’adhésion des organisateurs. La Coalition Article 64 a rapidement rejeté cette alternative, estimant que le lieu proposé ne correspond pas à l’objectif politique et symbolique de leur mobilisation. Les responsables de l’opposition maintiennent leur volonté de se faire entendre sur les questions liées à la gouvernance et au respect de la Constitution.
Cette divergence ouvre la voie à un bras de fer entre les autorités urbaines et les organisateurs de la manifestation, à quelques heures seulement de l’échéance annoncée. Plusieurs observateurs suivent avec attention l’évolution de la situation, dans un contexte politique marqué par de vifs débats autour de l’avenir institutionnel du pays.
Alors que les appels à la mobilisation se multiplient dans les rangs de l’opposition, les autorités rappellent de leur côté leur engagement à préserver l’ordre public et la sécurité des personnes et des biens.
À la veille de cette journée annoncée comme décisive, toutes les attentions restent tournées vers Kinshasa, où l’issue de ce différend pourrait constituer un nouveau test pour les rapports entre pouvoir et opposition en République démocratique du Congo.
