La Coordination urbaine de la Société Civile Forces Vives de Beni a exprimé sa profonde préoccupation face à la détérioration continue de la situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu, particulièrement dans la ville et le territoire de Beni.
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin 2026, cette structure citoyenne dénonce la recrudescence des attaques attribuées aux rebelles ADF/MTM et l’insécurité persistante qui frappe les populations civiles.
Selon la Société civile, les récents massacres enregistrés à Ngadi, Mbau et plus récemment dans la ville de Beni témoignent d’une aggravation de la menace sécuritaire.
Elle regrette ce qu’elle qualifie d’impuissance des services de sécurité face à des attaques meurtrières qui continuent d’endeuiller les familles malgré les alertes répétées de la population. Le document souligne qu’aucune mesure suffisamment efficace n’aurait été mise en place pour assurer la protection des habitants après les précédents carnages. La structure citoyenne évoque notamment les événements survenus entre le 30 et le 31 mai à Ngadi ainsi que les attaques de Mbau du 2 juin dernier, avant de rappeler les violences enregistrées le 11 juin dans la ville de Beni.
D’après cette déclaration, le bilan des dix derniers jours serait particulièrement lourd, avec plusieurs dizaines de personnes tuées, des disparitions signalées et de nombreuses habitations incendiées. La Société civile estime que cette situation exige une réponse urgente et adaptée de la part des autorités nationales, provinciales et locales.
La Coordination urbaine des Forces Vives a présenté ses condoléances aux familles endeuillées ainsi qu’à l’ensemble de la population de Beni touchée par cette vague de violence. Elle a rendu hommage aux victimes tout en exprimant sa solidarité envers les personnes affectées par l’insécurité.
Face à cette recrudescence des attaques, la Société civile appelle les autorités compétentes à renforcer les dispositifs sécuritaires, à protéger efficacement les populations civiles et à mettre en œuvre des actions concrètes pour mettre fin aux exactions des groupes armés qui continuent de semer la terreur dans la région de Beni.
