Aubin Minaku, vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila, a été arrêté dans la nuit de samedi à dimanche par les forces de sécurité, selon des sources concordantes.
Cette interpellation survient plusieurs semaines après celle d’Emmanuel Ramazani Shadari, secrétaire permanent du même parti, accentuant la pression judiciaire et politique autour de l’ancienne majorité présidentielle.
Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les motifs exacts de cette arrestation. Du côté du PPRD, des responsables dénoncent une « instrumentalisation politique de la justice » et réclament le respect des droits fondamentaux de leurs cadres.
Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale, demeure une figure influente du paysage politique congolais. Son arrestation intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre l’opposition et le pouvoir en place, ainsi que par une série de poursuites visant plusieurs anciens dignitaires du régime précédent.
Cette nouvelle arrestation relance le débat sur l’état de la démocratie, l’indépendance de la justice et l’équilibre des forces politiques en République démocratique du Congo.
