La situation humanitaire reste extrêmement préoccupante dans le territoire de Lubero, en province du Nord-Kivu, où plus de 400 000 personnes déplacées vivent dans des conditions critiques, après avoir fui les violences armées à Mangurejipa.
Ces déplacés, majoritairement victimes des conflits armés dans une zone partiellement occupée par les rebelles du M23-AFC, n’ont bénéficié d’aucune assistance humanitaire depuis plusieurs mois, selon Aimé Mbusa Mukanda, notable et défenseur des droits humains basé à Rutshuru, actuellement en séjour dans la région de Beni.
De retour d’une mission effectuée à Lubero, Aimé Mbusa Mukanda indique que, contrairement à la ville de Butembo, où l’ONG USIPRON (ASBL) assure l’enregistrement et l’encadrement des déplacés, la situation demeure alarmante dans le territoire de Lubero, où les besoins humanitaires restent immenses et urgents.
Il a livré ces informations ce samedi 17 janvier 2026, lors d’une interview téléphonique accordée à notre rédaction.
Face à cette crise humanitaire, il lance un cri d’alarme au gouvernement provincial, au gouvernement central, ainsi qu’aux organisations humanitaires nationales et internationales, afin qu’une aide urgente soit apportée aux populations déplacées, dont les enfants figurent parmi les principales victimes.
Pour rappel, dans le territoire de Lubero, notamment à Mangurejipa, les rebelles ADF-MTM poursuivent leurs attaques jusqu’à ce jour, aggravant davantage la détresse des populations civiles.
