La population est en alerte, les autorités de l’Ituri également. Les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) circuleraient librement dans les forêts des chefferies de Walese Karo et Walese Dese depuis le mois de mars 2025, soit près de dix mois, sans être sérieusement inquiétés, selon un rapport de monitoring de l’ONGDH Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) Mambasa.
D’après cette organisation de défense des droits humains, durant cette période, les ADF-MTM ne se seraient pas montrés ouvertement hostiles, mais ils auraient néanmoins causé la mort à trois civils en novembre 2025, tués par l’explosion de mines artisanales dans la zone.
Les services de monitoring de la CRDH rapportent qu’en date du 25 janvier 2026, un groupe important de combattants ADF-MTM a été aperçu entrain de traverser la route nationale route nationale numéro 44, sur l’axe Mambasa-Isiro, précisément au village Andikechu, au PK 58 de Mambasa.
Ces éléments armés se seraient déplacés de l’est vers l’ouest, en direction de la Réserve forestière d’Okapi (RFO).
Un autre incident grave a été signalé ce 29 janvier 2026, dans la forêt d’Andibuta, groupement du même nom, au PK 16 de Mambasa-centre. Un homme a échappé de justesse à la mort après avoir refusé d’assumer les fonctions de chef de colline imposées par les ADF-MTM dans cette zone forestière sous leur influence.
Face à cette situation sécuritaire préoccupante, les habitants de plusieurs localités situées le long de la route nationale numéro 44 vers Nduye vivent dans une peur permanente. Les villages concernés sont Andibuta, Efundu, Bamenye, Andifele, Andilabu, Bandeli, Bukulani, Bandikalucha, Bandikamba, Mandombe, Baombi, Bandisoli, Bamaru, Aluta, Kokora et Bandilifa.
De nombreux habitants se déplacent vers Mambasa-centre ou Nduye, tandis que les agriculteurs n’ont plus accès à leurs champs.
La CRDH Mambasa s’étonne du fait que les ADF-MTM puissent se déplacer librement dans les forêts des chefferies de Walese Karo et Walese Dese sans être inquiétés, et craint une possible complicité ou négligence des autorités chargées de la sécurité.
L’organisation pour le Respect des Droits Humains appelle la population à la vigilance et exhorte les autorités compétentes à prendre cette situation au sérieux avant qu’un drame de grande ampleur ne survienne.
