La tension politique monte d’un cran à Kinshasa. La plateforme Sauvons la RDC, dirigée par Joseph Kabila, a réagi avec fermeté à la suspension du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et de l’Alliance des Travailleurs pour le Développement (ATD). Dans un communiqué publié mercredi, ce regroupement accuse le pouvoir en place de violer la Constitution et de franchir un seuil inquiétant dans la restriction des libertés politiques.
Selon la plateforme, les arrêtés ministériels des 18 et 28 octobre 2025 ayant conduit à la mise à l’écart de ces deux partis traduisent une volonté manifeste de museler l’opposition et de consolider un régime autoritaire. Sauvons la RDC estime qu’il s’agit d’une atteinte grave à la loi sur les partis politiques et à la démocratie congolaise.
Le mouvement critique également l’instrumentalisation des institutions publiques, pointant du doigt l’implication du gouvernement et du pouvoir judiciaire dans ce qu’il considère comme une tentative d’étouffer le pluralisme politique. Pour ses dirigeants, ces décisions sont contraires à la Constitution et dépourvues de toute valeur juridique.
Signé par plusieurs figures de l’opposition, dont Augustin Matata Ponyo Mapon, Raymond Tshibanda, André Claudel Lubaya, Jean-Claude Vuemba et Seth Kikuni, le communiqué appelle à la résistance pacifique contre les dérives du pouvoir et à la défense des libertés publiques.
Sauvons la RDC réaffirme son engagement à œuvrer pour la fin de la dictature, la réconciliation nationale et l’instauration d’un État de droit. Le texte se conclut par une affirmation symbolique : le Congo n’appartient pas à un clan mais à son peuple.
En dénonçant cette nouvelle mesure, la plateforme proche de Joseph Kabila se positionne en fer de lance d’une opposition décidée à défendre les acquis démocratiques et à contester ce qu’elle qualifie d’autoritarisme croissant du régime.
