À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée ce dimanche 3 mai, Christophe Munyanderu, activiste des droits humains et coordonnateur de l’APDEF Irumu, a adressé un message de soutien aux journalistes congolais. Il a salué le courage des professionnels des médias qui continuent d’informer la population malgré l’insécurité persistante, particulièrement dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans sa déclaration, il a rappelé qu’« une Nation sans information est une Nation morte », soulignant le rôle central de la presse dans toute société démocratique.
Selon lui, le 3 mai constitue un moment important pour réaffirmer l’importance de la liberté de la presse et du droit des journalistes à exercer leur métier sans intimidation, menaces ni pression.
Christophe Munyanderu a également dénoncé les nombreuses injustices auxquelles font face les journalistes congolais depuis plusieurs années. Il estime que plusieurs professionnels des médias travaillent dans des conditions difficiles, sans réelle indépendance, ce qui constitue une atteinte grave à la liberté de la presse, souvent considérée comme le quatrième pouvoir.
L’APDEF Irumu a, par ailleurs, rendu hommage aux journalistes tombés dans l’exercice de leur fonction, caméra ou dictaphone à la main, ainsi qu’à ceux qui ont été blessés ou handicapés dans l’accomplissement de leur mission.
L’organisation a aussi salué ceux qui poursuivent leur travail malgré les obstacles, dans le seul but d’informer la nation.
Enfin, Christophe Munyanderu a appelé le gouvernement congolais à garantir la sécurité des professionnels des médias et à restaurer la paix dans les zones affectées par les conflits armés. Il a évoqué la situation de nombreux journalistes déplacés vers Beni, Butembo, Bunia et Kisangani, où ils vivent, selon lui, dans des conditions précaires.
