La chefferie de Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, fait face à une insécurité multiforme ces derniers jours. Après le meurtre brutal de Madame Kavira, tuée samedi dernier par son propre mari à Maplongu, un autre drame est survenu le dimanche dernier, dans le groupement de Bangole.
Selon la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), un père de famille a été tué dans son champ à Lukaya par un groupe de pygmées alors qu’il tentait d’empêcher le vol de ses produits champêtres. La victime aurait été attaquée jusqu’à succomber à ses blessures.
Ce meurtre survient à peine une semaine après un autre cas similaire : un homme du nom de Terumuka a été décapité à la machette dans son champ à l’Est de Biakato, également par un groupe de pygmées.
La CRDH craint que ces actes répétés soient une stratégie déguisée : « Durant cette période de récolte du cacao, certains individus se font passer pour des rebelles ADF-MTM afin de semer la terreur et récupérer les récoltes des cultivateurs », alerte Ram’s Malikidogo, cadre de cette structure de droit de l’homme CRDH antenne de Mambasa.
Face à cette série de violences, la CRDH interpelle les autorités locales, militaires et judiciaires à assumer pleinement leurs responsabilités pour protéger la population et sécuriser les zones agricoles.
