Alors que les combats continuent dans le Nord et le Sud-Kivu, la diplomatie internationale tente une nouvelle fois de freiner l’escalade. Une session s’est tenue au Congrès américain, mettant en lumière les fragilités des Accords de Washington signés en décembre dernier.
Au cours de ces échanges, la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, présidée par Chris Smith, a réuni les élus et les diplomates pour évaluer la mise en œuvre de la feuille de route de paix. Les États-Unis maintiennent un « optimisme prudent » mais exigent des actes concrets.
Ils ont rappelé que les promesses faites en décembre (retrait des troupes rwandaises et neutralisation des FDLR par la RDC) ne sont pas encore pleinement effectives.
Plusieurs personnalités ont brandi la menace de restrictions accrues si les engagements du « Cadre d’intégration économique régionale » ne sont pas respectés par les deux pays.
Washington lie désormais la stabilité de l’Est à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, un sommet sur ce sujet étant déjà prévu pour février 2026.
Malgré l’annonce médiatisée du retrait de la rébellion de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, la réalité tactique est plus nuancée. Si les centres urbains respirent, les rebelles se sont repositionnés sur les hauteurs stratégiques environnantes. Kinshasa qualifie ce mouvement de « manœuvre dilatoire » et exige des preuves de retrait total vers les positions initiales.
