L’opposant congolais, André Claudel Lubaya, critique vivement la gouvernance de Félix Tshisekedi, soulignant l’absence de cap stratégique dans la gestion de la crise sécuritaire et diplomatique qui ronge le pays. Selon Lubaya, le président Tshisekedi navigue à vue, multipliant les déplacements présidentiels intempestifs, les effets d’annonce et les revirements non assumés.
Les initiatives se succèdent sans lisibilité, démontrant une gouvernance guidée davantage par l’improvisation que par une orientation claire et cohérente. Le revirement soudain de Tshisekedi, qui a présenté João Lourenço comme le nouveau « champion de la paix » après avoir plaidé pour l’attribution du prix Nobel de la paix à Donald Trump, illustre l’inconstance et l’improvisation qui caractérisent la parole du président.
La diplomatie congolaise apparaît erratique, incapable de s’inscrire dans une ligne claire et assumée. Le voyage de Tshisekedi en Angola, présenté comme un retour vers une médiation « crédible », est révélateur de cette errance. La ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, semble reléguée à un rôle purement exécutif, chargée de justifier des revirements diplomatiques décidés ailleurs.
À l’en croire, la crise congolaise révèle un déficit profond de leadership stratégique. Il ajoute qu’un pouvoir sans vision ne produit que de l’instabilité, et un État gouverné sans cap ne peut prétendre ni à la paix durable ni à une souveraineté réelle.
