Le Mouvement Sauvons la RDC tire la sonnette d’alarme sur ce qu’il qualifie de dérive autoritaire du président Félix Tshisekedi. Seth Kikuni, porte-parole du mouvement, affirme que le chef de l’État est obsédé par le contrôle du récit public et passe des heures sur les réseaux sociaux sous de faux profils pour surveiller et influencer l’opinion.
Selon M. Kikuni, cette obsession aurait donné naissance au Conseil National de la Communication (CNC), devenu un instrument de répression. « Le CNC est utilisé pour orchestrer des actions coercitives, allant d’enlèvements et séquestrations à des actes de torture et d’intimidation contre les opposants et les journalistes », dénonce-t-il sur son compte X.
L’affaire Nathanaël, révélée hier, est, selon Seth Kikuni, le symbole des excès d’un système qui se croit au-dessus des lois. « De cet excès de peur viendra sa chute », assure le porte-parole du mouvement, qui promet de poursuivre son travail pour « mettre fin à la tyrannie » et rapprocher la RDC d’une gouvernance plus transparente et respectueuse des droits fondamentaux.
Alors que la population observe ces tensions, le Mouvement Sauvons la RDC appelle à la vigilance et à la mobilisation citoyenne, estimant que liberté d’expression et sécurité des opposants demeurent des enjeux cruciaux pour l’avenir du pays.
