Moins de 24 heures après la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda à Washington, la société civile du Sud-Kivu monte au créneau. Elle dénonce un « double jeu » de la part des acteurs impliqués, alors que de violents affrontements ont éclaté ce vendredi 5 décembre, entre les rebelles de l’AFC/M23 et les FARDC, appuyées par les Wazalendo, sur l’axe Kamanyola–Katogota, dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu.
Selon des sources locales, les combats ont débuté tôt ce matin. Pris de panique, des habitants ont fui vers le Burundi voisin, relançant les inquiétudes sur l’applicabilité réelle de l’accord signé sous médiation américaine.
Pour les forces vives locales, cet accord pourrait n’être qu’un écran de fumée, tant que les groupes armés continuent de bénéficier d’un soutien extérieur.
« On ne peut pas parler de paix pendant que l’ennemi est toujours sur notre sol », ont martelé plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament des garanties fermes, notamment le retrait immédiat des forces étrangères.
De son côté, Me Achille Kapanga, avocat au barreau de la Tshopo, estime que « les accords sont utiles, mais sans une volonté sincère des dirigeants congolais à servir leur peuple, aucune paix ne tiendra sur le long terme.
