Dans le groupement de Bakaheku, en chefferie de Babila-Babombi, territoire de Mambasa, province de Ituri, la population vit dans une situation jugée préoccupante. Les habitants dénoncent l’absence quasi totale de l’autorité de l’État, laissant place à la loi des hommes armés.
Selon plusieurs sources locales, cette vacance du pouvoir administratif a favorisé l’installation des miliciens identifiés comme membres de l’UPLC. Ces derniers imposeraient leur propre système de gestion, en dehors de tout cadre légal reconnu par la République démocratique du Congo. Les activités économiques du groupement sont particulièrement touchées.
Commerçants, exploitants artisanaux et autres opérateurs économiques sont contraints de verser une taxe mensuelle obligatoire variant entre 10 000 et 25 000 francs congolais, selon la nature de leurs activités. Outre ces paiements mensuels, la population civile doit également s’acquitter de jetons hebdomadaires et mensuels exigés par ces hommes armés.
Une pression financière supplémentaire qui fragilise davantage des ménages déjà affectés par l’insécurité persistante dans la région.
Des habitants affirment vivre dans la peur constante, redoutant des représailles en cas de refus de paiement. Cette situation compromet non seulement la liberté d’entreprendre, mais aussi, la stabilité sociale de toute la communauté locale.
Face à cette réalité, la population de Bakaheku lance un appel pressant aux autorités provinciales et nationales afin qu’elles rétablissent l’autorité de l’État dans cette partie du territoire de Mambasa. Elles espèrent ainsi retrouver la sécurité, la justice et la protection garanties par la constitution à tout citoyen congolais.
