Un civil a perdu la vie tard dans la soirée du jeudi 19 février 2026, lors d’une embuscade attribuée aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF) à Mangina Pori, dans la province de l’Ituri.
Selon des sources locales, les assaillants ont tendu une embuscade à une patrouille des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui se rendait en intervention dans la zone. Un civil, qui avait facilité le déplacement urgent des militaires en mettant sa moto à leur disposition, a été tué au cours de l’attaque. Sa moto a également été incendiée.
Aucun chiffre officiel n’a été communiqué concernant d’éventuelles pertes du côté militaire. D’après les informations recueillies, le corps de la victime a été récupéré vendredi 20 février 2026. Il a d’abord été déposé au barza du chef du village Mayalibo avant d’être transféré à Oicha, où l’inhumation est prévue.
Réagissant à ce drame, Christophe Munyanderu, activiste et défenseur des droits humains dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri, plaide pour la réhabilitation de certaines routes de desserte agricole. Selon lui, l’amélioration des infrastructures routières permettrait de faciliter les mouvements des éléments des FARDC et de réduire les risques d’embuscades, tout en évitant que des civils ne soient exposés lors d’opérations militaires.
Cette nouvelle attaque illustre une fois de plus, la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo, où les populations civiles continuent de payer un lourd tribut aux violences armées.
