La précarité de la situation sécuritaire demeure préoccupante dans la région de Beni, marquée par une nouvelle attaque meurtrière attribuée aux rebelles ADF-MTM. Dimanche 1er février 2026, la localité de Mamove, située dans le groupement Batangi-Mbau, a été la cible d’une incursion armée ayant causé des pertes en vies humaines et semé la terreur au sein de la population civile.
Face à cette tragédie, la bourgmestre de la commune d’Oicha, Kavira Mwenge Eugénie, a exprimé sa profonde compassion à l’endroit des familles endeuillées et de toutes les victimes affectées par ces atrocités. Elle a condamné avec fermeté ces actes de violence, qualifiant les assaillants de « sanguinaires » et rappelant la gravité de la menace sécuritaire qui pèse encore sur la région.
Dans son message à la population, l’autorité communale a appelé les habitants au calme, tout en les exhortant à faire preuve d’une vigilance accrue. Elle a insisté sur l’importance de la collaboration entre la population et les services de sécurité afin de prévenir de nouvelles attaques et de limiter les dégâts causés par l’ennemi. Kavira Mwenge Eugénie a également encouragé la dénonciation rapide de tout mouvement suspect auprès des autorités compétentes. Selon elle, la remontée d’informations fiables et à temps constitue un élément clé dans la lutte contre l’insécurité et dans la protection des civils.
Alors que la population de Beni continue de vivre sous la menace permanente des groupes armés, cet appel à la vigilance intervient dans un contexte où les attentes restent fortes quant au rétablissement durable de la paix et de la sécurité dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
