Le gouvernement de la République Démocratique du Congo dénonce la violation, par le Rwanda et ses supplétifs du M23, du cessez-le-feu décidé par le sommet conjoint EAC-SADC.
À travers un communiqué rendu public ce mercredi 12 février, le gouvernement congolais attire l’attention de la communauté internationale en général et celle de la Communauté des États d’Afrique de l’Est et de la SADC en particulier, sur “la violation par le Rwanda et ses supplétifs du M23, du cessez-le-feu décidé par le sommet conjoint des chefs d’État et de gouvernement” de ces deux organisations régionales, “tenu le 8 février 2025 à Dar-es-Salam, en République Unie de Tanzanie, consacré à la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo”.
À cet effet, le gouvernement de la RDC réaffirme son engagement à respecter les engagements de ce sommet conjoint et rassure prendre “toutes les dispositions nécessaires pour assurer la protection de son intégrité et de sa souveraineté territoriale.
Il exige par ailleurs des sanctions contre le Rwanda pour violation de ce cessez-le-feu et appelle à la convocation urgente de la réunion des Chefs d’État Major Général, comme décidée lors du sommet conjoint pour mettre place le mécanisme de suivi et de vérification.
Ce n’est pas tout, le gouvernement congolais recommande également la convocation d’une réunion d’urgence des instances de la SADC et de l’EAC pour évaluer la situation et tirer les conséquences de ce nouvel acte d’agression.
Notons que la situation sécuritaire dans la partie Est de la RDC est plus qu’inquiétante. Des rebelles du M23 soutenus par le Rwanda tuent et pillent les biens de paisibles citoyens congolais notamment dans la province du Nord-Kivu.
