Les sanctions imposées le 2 mars par le département du Trésor américain, via l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), aux Forces de défense rwandaises (RDF) et à quatre de leurs officiers supérieurs continuent de provoquer des réactions à Washington. Le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, Jim Risch, a salué des mesures qu’il considère comme un tournant vers une action « directe » des États-Unis pour faire respecter les engagements négociés sous l’égide de Washington.
Dans une déclaration ferme, le sénateur a averti que « ceux qui violent les termes négociés par les États-Unis paieront un prix élevé et croissant ».
Il a appelé le mouvement AFC-M23 à se retirer immédiatement des zones entourant la ville d’Uvira et exhorté le gouvernement congolais ainsi que les FARDC à renoncer à une solution militaire dans l’est de la RDC. Selon lui, seule une reprise des négociations et le respect strict du cessez-le-feu permettront d’aboutir à une solution de sécurité durable.
Les sanctions américaines prévoient notamment le gel des avoirs des RDF sous juridiction américaine, l’interdiction de toute transaction avec des personnes ou entités américaines, ainsi que la suspension progressive des contrats et opérations en cours avec Washington d’ici au 1er avril. Ces mesures s’inscrivent dans le contexte de la guerre persistante dans l’est de la République démocratique du Congo, où les États-Unis entendent accroître la pression diplomatique pour favoriser une désescalade du conflit.
