Dans une lettre adressée depuis sa cellule le 28 mars, le chef de file de l’opposition républicaine, Constant Mutamba invite à dépasser deux excès qui menacent le débat public : le rejet systématique, qui fige toute possibilité d’évolution, et l’adhésion aveugle, qui affaiblit la vigilance civique.
“Accueillir toute proposition qui sert l’intérêt général et repousser celles qui visent des bénéfices partisans, afin de préserver l’intégrité démocratique du pays”, écrit Constant Mutamba.
L’ancien ministre d’État, Ministre de la justice et garde des Sceaux revendique une position équilibrée : ni opposition destructrice, ni adhésion sans exigence, mais un accompagnement lucide, « du côté de la République ».
Mutamba rappelle que toute constitution mérite d’être relue : aucune loi fondamentale n’est parfaite ni immuable. Il pose la question-clé qui doit guider la réflexion collective : à qui sert la réforme constitutionnelle ? Si elle bénéficie au peuple, elle mérite d’être examinée ; si elle sert des intérêts partisans, elle doit être rejetée.
L’Autorité morale de NOGEC se dit favorable à un débat ouvert, apaisé et inclusif, tout en se montrant très exigeant sur les motivations, la méthode et la finalité de la réforme. Aucune réforme ne doit fragiliser les principes fondamentaux de la démocratie.
Pour lui, l’enjeu essentiel demeure la sécurité des populations, la justice pour tous et l’amélioration des conditions de vie de chaque Congolais : c’est là, conclut-il, que se mesure l’attente de la République.
