Maître Willy Wenga, avocat près la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe, a récemment pris position dans le débat sur la révision constitutionnelle, confirmée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Selon lui, les principes qui régissent les constitutions sont souvent influencés par les enjeux politiques du moment. Il souligne que les constitutionnalistes, en raison de leurs intérêts et affiliations politiques, peuvent changer de position, ce qui remet en question leur objectivité.
« Savez-vous pourquoi les constitutionnalistes ne sont pas constants ? C’est parce que la matière constitutionnelle est plus politique que juridique et, partant, sentimentale et subjective. Ne soyez donc pas étonnés de voir un professeur se contredire au fil de ses intérêts politiques », a-t-il déclaré.
Ces réflexions mettent en lumière la complexité de la discipline constitutionnelle, constamment influencée par les réalités politiques.
Dans le même ordre d’idée, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a également exprimé son opinion. Le secrétaire général de la CENCO, Donatien Nshole, a catégoriquement rejeté l’idée d’une révision constitutionnelle, mettant en garde sur les dangers potentiels que cela pourrait engendrer sur les plans social, sécuritaire et politique.
« C’est une position politique, mais du côté de l’Église et de la société civile, nous pensons que c’est quelque chose à décourager dans le contexte actuel », a-t-il affirmé.
De son côté, Félix Tshisekedi a justifié la nécessité de réviser la constitution en évoquant qu’elle a été rédigée par des étrangers et qu’elle doit être adaptée aux réalités congolaises.
