Les masques sont tombés. La sortie médiatique de l’envoyé spécial de Donald Trump pour l’Afrique a révélé la qualité de la diplomatie congolaise sous le président Tshisekedi.
En effet, chacun a voulu avoir droit au chapitre après ces révélations surprenantes. Kinshasa, incrédule, accuse Massad Boulos de servir la cause de l’agresseur ainsi que de ses supplétifs au détriment d’une cause juste et noble qui est celle de la RD Congo, victime de la barbarie de ses voisins.
Face à ces attaques, l’écrivain congolais Patrick Mbeko est sorti de sa réserve pour apporter son soutien au conseiller Afrique de Donald Trump, actuellement sous les feux de la rampe.
« Son analyse de la situation est tout à fait pragmatique. C’est plutôt la RDC qui a manqué de clairvoyance et s’est fait avoir en voulant embarquer les États-Unis dans une démarche qui, pensait-on alors à Kinshasa, allait permettre à Félix Tshisekedi de stopper la poussée du M23 tout en renforçant son pouvoir contesté, qu’il entend conserver par tous les moyens au-delà de 2028 en violation de la Constitution », a réagi Patrick Mbeko, reconnu pour ses analyses géopolitiques pointues dans la région des Grands Lacs.
Face à cette impasse diplomatique, ravivée par les changements de dynamique constants, le gouvernement de la RD Congo aurait gros à gagner à adopter une autre stratégie pour sortir de l’auberge.
« Je l’ai dit dans la plupart de mes interviews : le soi-disant « accord de paix », qui fait la part belle au Rwanda au détriment du Congo, pays agressé producteur de richesses, n’en est pas un et ne règle rien. Du moins pour l’instant. Et il est très peu probable que quelque chose de positif émerge des discussions actuellement en cours à Doha. Pendant ce temps, le Rwanda consolide son emprise sur une partie du Kivu via ses supplétifs du M23… », a-t-il conclu.
L’accord de Washington signé en juin dernier entre la RDC et le Rwanda se révèle moins efficace ou insuffisant à lui seul à restaurer la paix dans l’est du pays.
Le plus dur est à Doha où le gouvernement et les belligérants doivent parvenir à un accord de paix. Les discussions sous la médiation de l’émir du Qatar, minées par une crise de confiance en raison des agendas des uns et des autres, retardent l’avancée vers cet objectif.
