RDC-Ouganda : tracasseries dénoncées au poste frontalier de Kasindi-Luviriha

 

Des plaintes se multiplient au poste frontalier de Kasindi-Luviriha, à la limite entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda. Les voyageurs y dénoncent des tracasseries orchestrées notamment par le Programme national d’hygiène aux frontières (PNHF) et l’Agence nationale de renseignements (ANR). Ces services exigeraient des paiements non justifiés pour la carte jaune, pourtant censée être délivrée gratuitement ou contre un coût officiel clairement établi.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, chaque voyageur serait obligé de verser environ 3 000 francs congolais pour obtenir ou renouveler cette carte de vaccination. Une pratique qui viole les principes de transparence et de service public, surtout dans un contexte frontalier où le respect des normes sanitaires est crucial. Ces paiements s’apparentent à des formes de rançonnement déguisé.

La société civile du territoire de Beni dénonce cette situation et appelle à une intervention urgente des autorités compétentes. Elle estime que ces actes ternissent l’image de l’administration publique et alimentent la méfiance des citoyens envers les services de l’État. Pour elle, il s’agit d’un abus de pouvoir qu’il faut éradiquer.

Cette frontière, l’une des plus fréquentées de la province du Nord-Kivu, joue un rôle central dans les échanges commerciaux et humains entre les deux pays. Ces pratiques illégales risquent d’affecter la fluidité du trafic et de freiner les efforts d’intégration régionale. Plusieurs opérateurs économiques s’en disent déjà découragés.

La société civile appelle à la responsabilisation des agents affectés à la frontière, à des sanctions contre les auteurs de ces actes, ainsi qu’à l’assainissement des pratiques administratives dans les services étatiques. Elle exhorte aussi le gouvernement congolais à restaurer la confiance des citoyens en mettant fin à l’impunité des agents corrompus.

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