L’Union européenne (UE) et Amnesty international mobilisent pour la libération du journaliste Stanis Bujakera, directeur de publication adjoint d’Actualité.cd, correspondant de Jeune Afrique et Reuters, arrêté et placé sous mandat d’arrêt provisoire depuis un mois à la prison centrale de Makala.
” Cette détention s’ajoute aux diverses attaques contre la liberté de la presse en RDC et soulève en effet de nombreuses inquiétudes. L’UE a soulevé à plusieurs reprises la question de la liberté des médias en RDC et l’importance d’en assurer le respect, et continuera à le faire”, a déclaré ce vendredi 06 octobre, un porte-parole de l’UE.
L’Union européenne via son ambassadeur à Kinshasa, avait affirmé, 48 heures après l’arrestation de Stanis Bujakera, suivre la situation de près. Elle (UE) avait rappelé l’importance de la presse en démocratie.
” La liberté de la presse est fondamentale pour l’État de droit. Les journalistes doivent pouvoir faire leur travail sans craindre d’être poursuivis et les autorités doivent clarifier les raisons des arrestations et des détentions. Nous soulèverons à nouveau cette question avec les autorités dans les jours à venir”, explique la même source.
De son côté , Amnesty international a instruit à tous ses membres et partenaires d’écrire une lettre au président Félix Tshisekedi. Un modèle de ladite lettre leur a même été transmis. À l’instar d’autres organisations de défense des droits de l’homme, Amnesty international soutient que la détention de Stanis Bujakera est arbitraire.
Le correspondant de Jeune Afrique en RDC est accusé de ” faux en écriture, falsification des sceaux de l’État, propagation de faux bruits et transmission de messages erronés et contraire à la loi” pour un article paru chez Jeune Afrique que ce journaliste n’avait jamais signé. Grave encore, la justice congolaise lui demande de révéler ses sources.
