Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont une nouvelle fois, dénoncé les atrocités commises contre les populations civiles dans l’est du pays. Dans un communiqué publié ce jeudi 9 octobre, l’armée congolaise accuse la coalition RDF/M23-AFC d’avoir incendié plusieurs villages et massacré des civils dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Selon le communiqué signé par le Major Nestor Mavudisa Kamba Mayoyo, porte-parole de la Troisième Zone de Défense, les attaques ont eu lieu le 7 octobre 2025 dans le groupement de Kihondo, où plusieurs maisons d’habitation ont été incendiées. Les villages de Rusinga, Buuma, Kauma et Mwygia ont été « décimés par ces ennemis de la paix », déplore le texte.
L’armée rapporte de nombreuses pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels. Elle qualifie ces atrocités à la fois de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, perpétrés « en violation du droit international ».
Tout en condamnant fermement ces attaques, les FARDC réitèrent leur appel au respect strict des règles d’engagement et encouragent la poursuite du processus de paix en cours à Doha et à Washington, sous l’égide des partenaires internationaux.
Ces nouvelles violences interviennent alors que les efforts diplomatiques se multiplient pour ramener la stabilité dans la région du Nord-Kivu, théâtre d’affrontements récurrents entre les forces gouvernementales et les groupes armés soutenus, selon Kinshasa, par le Rwanda.
