Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dénonce dans un rapport alarmant, les nombreuses entraves qui paralysent actuellement les activités de la MONUSCO dans l’est de la République démocratique du Congo, notamment au Nord-Kivu, désormais en grande partie sous le contrôle du groupe armé AFC/M23.
Guterres parle d’une mission « asphyxiée », contrainte de réduire son personnel et ses opérations, en raison d’un manque de liberté de mouvement, des retards critiques dans l’approvisionnement en carburant et en rations alimentaires, mais aussi de la coupure des services essentiels comme l’eau et l’électricité, jusque-là fournis par des entités publiques aujourd’hui contrôlées par l’AFC/M23.
« Le statu quo n’est plus tenable », insiste le chef de l’ONU, qui appelle à des mesures urgentes pour éviter un effondrement total des opérations de maintien de la paix dans cette région.
Par ailleurs, la fermeture prolongée de l’aéroport de Goma complique davantage la situation, retardant de 72 heures en moyenne les évacuations médicales et la rotation des troupes.
Malgré les plaidoyers menés auprès du M23, les avancées sont jugées insuffisantes par l’ONU. Ce constat relance le débat sur l’avenir de la MONUSCO, déjà en phase de retrait, mais encore indispensable dans plusieurs zones en proie des violences aiguës.
Le rapport souligne également l’urgence d’une coordination régionale et diplomatique renforcée pour éviter une détérioration irréversible de la sécurité et de l’assistance humanitaire dans l’Est de la RDC.
