La coordination provinciale de la Société Civile du Congo (SOCICO/Nord-Kivu) monte au créneau pour dénoncer de graves dysfonctionnements dans le fonctionnement de la justice à Butembo et Beni. Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 24 juillet 2025, la SOCICO réagit aux alertes lancées par plusieurs organisations de défense des droits humains concernant le comportement de certains magistrats et des procureurs près les tribunaux de grande instance (TGI) de ces deux villes.
Ces magistrats sont accusés, entre autres, d’arrestations arbitraires, de non-respect des procédures légales, d’exiger des amendes transactionnelles illégales, de corruption, de traitement discriminatoire et d’interprétations abusives de la loi.
Face à la gravité de ces accusations, la SOCICO plaide pour une justice équitable, impartiale et respectueuse des droits humains. Elle formule plusieurs recommandations clés :
1. La mutation des deux procureurs mis en cause vers d’autres provinces ;
2. La mutation des magistrats concernés, surtout ceux ayant exercé plus de cinq ans dans la même entité ;
3. Une collaboration plus étroite entre les magistrats et les ONG de droits des humains, conformément à la loi Numéro 23/027 du 15 juin 2023 ;
4. L’abandon de tout projet visant à suspendre ou entraver les activités des ONG de défense des droits de l’homme à Beni et Butembo en violation de la loi sur les associations ;
Il faut préciser que cette déclaration a été signée par le point focal provincial de la société du Congo au Nord-Kivu, Etienne Amani Kasiki.
