RDC : Jean-Baptiste Kasekwa s’invite au débat autour de la proposition de médiation du processus de Doha

 

Une vive controverse entoure la médiation du Qatar entre le gouvernement congolais et le mouvement armé M23/AFC. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une proposition jugée inacceptable, notamment l’article 8 du projet d’accord, perçu comme une tentative de balkanisation du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Le premier vice-président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa, critique ce document qui prévoit la mise en place d’une force spéciale intérimaire, composée à 50 % des membres du M23-AFC avec un mandat initial de cinq ans renouvelable indéfiniment. Cette force aurait l’exclusivité de l’opération sécuritaire dans les deux provinces, excluant ainsi l’armée congolaise (FARDC) de toute intervention sans consentement préalable.

Des observateurs pointent une atteinte grave à la souveraineté nationale et rappellent que seule les FARDC ont le mandat constitutionnel de défendre le territoire national. L’absence de participation des FARDC est perçue comme une reconnaissance de fait de l’autonomie sécuritaire des deux provinces, risquant de créer une “République à part”.

À ce point de discorde : l’organisation d’élections locales, provinciale et nationales en 2027, exclusivement dans le Nord et le Sud-Kivu, ce qui susciterait une confusion institutionnelle avec le reste du pays.

Par ailleurs, certains analystes comme le député honoraire Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa, redoute un jeu d’influence régional entre le Rwanda via le M23, et l’Ouganda dont la présence militaire Via l’UPDF en ituri suscite aussi des interrogations.

Face à ce contexte, plusieurs leaders d’opinion appellent à récuser le Qatar comme médiation et exigent plutôt la convocation urgente d’un dialogue national inclusif pour aborder les vraies causes de l’insécurité dans le Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri.

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