Réagissant au procès visant l’ancien président Joseph Kabila, Ferdinand Kambere, cadre du Front Commun pour le Congo (FCC), estime que cette procédure judiciaire revêt un caractère plus politique que juridique. Dans une déclaration rendue publique, il dénonce une instrumentalisation de la justice à des fins d’exclusion politique.
« Tout indique que ce procès vise moins à sanctionner des faits pénalement établis et prouvés qu’à écarter un acteur politique majeur du jeu politique national », affirme-t-il, avant de souligner que cette démarche intervient dans un contexte marqué par des appels pressants, tant au niveau national qu’international, pour un dialogue politique inclusif.
Selon Kambere, un tel recours au droit pénal pour gérer les rivalités politiques constitue une dérive autoritaire. « La justice pénale n’a pas vocation à réguler les rapports de force politiques, c’est là le rôle du dialogue et du compromis démocratique », martèle-t-il.
Cette déclaration s’inscrit dans un climat politique tendu, alors que les débats autour de la place de l’opposition dans le processus de gouvernance prennent de l’ampleur.
