La situation sociopolitique devient de plus en plus tendue à Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, où la société civile locale et le parti UDPS-Tshisekedi, fédération territoriale, s’opposent vivement sur la gestion de la commune d’Oïcha.
Au cœur du conflit : la bourgmestre Kavira Mwenge Eugénie, accusée par les forces vives de la société civile, de gérer la municipalité « comme une propriété privée », en oubliant qu’il s’agit d’un service public de l’État. Cette structure citoyenne appelle à son remplacement, évoquant une mauvaise gestion, un manque d’écoute et un climat de méfiance entre l’administration et les administrés.
En réaction, la fédération de l’UDPS-Tshisekedi, dont la bourgmestre est membre, dénonce une campagne de diabolisation, et de la haine qualifiant la démarche de la société civile de pression injustifiée. Le parti au pouvoir estime que la société civile devrait plutôt accompagner l’autorité communale au lieu de se comporter comme un groupe de pression ou des opposants.
Cette meséntente atteint un nouveau palier lorsque la société civile a appelé la population à boycotter le paiement des taxes locales, une action rejetée par les cadres de l’UDPS-Tshisekedi qui appellent, au contraire à continuer de financer les services communaux pour le développement d’Oicha.
Certains citoyens estiment que des intérêts inavoués pourraient être à l’origine de ce bras de fer, qui paralyse la collaboration entre les deux camps.
Un appel au dialogue franc entre les parties est lancé par la nouvelle société civile congolaise à travers Lewis Saliboko ce lundi 20 octobre pour éviter que cette crise ne dégénère davantage au détriment de la population d’Oicha.
