À l’approche des fêtes de fin d’année, pendant que de nombreuses familles se préparent à célébrer Noël et le Nouvel An, les enfants de militaires et policiers à Beni vivent ces moments dans une grande précarité. Sans repas festifs, sans vêtements, parfois sans abri et sans encadrement, ces enfants, dont les parents sont engagés au front ou y ont perdu la vie, passent les fêtes dans l’oubli total.
Face à cette situation, l’Association des Enfants de Soldats au Front pour la Paix, ASESOFP, a décidé de briser le silence ce mardi 23 décembre. Serge Liwela, coordonnateur de cette structure qui milite pour les droits des enfants des soldats et policiers décrient une situation calamiteuse traversée par ces dépendants de ceux qui se sont sacrés pour défendre la patrie.
Face à cette misère, un mémorandum a été déposé au gouvernorat du Nord-Kivu pour interpeller l’autorité provinciale sur ces conditions de vie alarmantes des enfants et jeunes dépendants des forces de défense et de sécurité. Dans ce document, l’ASESOFP dénonce le manque d’accès à l’éducation, au logement et à l’alimentation, malgré l’existence du Plan opérationnel 2024-2028 du Fonds National de Promotion et de Service Social, qui reconnaît pourtant ces enfants comme groupe vulnérable prioritaire.
L’association a profité d’alerter sur la situation éducative critique à Beni, où plus de cinq mille enfants de militaires et policiers, orphelins, déplacés ou en situation difficile, sont soit hors du système scolaire, soit scolarisés dans des conditions extrêmement précaires. À travers ce mémorandum, l’ASESOFP appelle les autorités provinciales et les partenaires sociaux à agir en urgence afin que les enfants de ceux qui défendent la Nation ne soient plus oubliés.
