Lors d’une interview accordée ce mercredi 24 juin, au journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, l’opposant Moïse Katumbi a défendu la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) qui fait face aux attaques répétées de l’union sacrée, après sa déclaration s’opposant au projet du changement constitutionnel.
Le président de l’Ensemble pour la République dénonce avec fermeté ce qu’il qualifie de campagne de diabolisation contre l’Église catholique.
« Il est absolument inadmissible d’assister à ce déferlement de critiques, à cette méchanceté organisée et à cette campagne de diabolisation contre l’Église catholique », a-t-il déclaré, qualifiant l’église catholique de « conscience de la Nation » et de « boussole dans la tempête ».
Cet ancien candidat à la présidentielle a également critiqué la méthode du pouvoir en place, affirmant que toute voix discordante est automatiquement assimilée à l’ennemi.
« Dès que vous osez exprimer un avis contraire, vous êtes immédiatement taxé de complicité avec l’agresseur, traité d’antipatriote. C’est lâche et dangereux », regrette Moïse Katumbi qui a rappelé que cette même église s’était battue pour l’alternance pacifique dont bénéficient aujourd’hui ceux qui l’attaquent.
Abordant la question du changement constitutionnel, l’opposant congolais a rejeté toute tentative de révision de la Constitution.
« Nous ne laisserons pas une poignée d’individus prendre en otage tout un peuple pour tripatouiller la Constitution », a-t-il souligné.
Pour lui, la Constitution est un fruit du sang, des larmes et du consensus. Il a accusé le régime de Félix Tshisekedi de vouloir s’éterniser au pouvoir malgré, selon lui, un bilan catastrophique.
