L’organisation Journaliste en danger (JED) a lancé une alerte urgente suite au meurtre de Wilondja Mazambi Fiston, un jeune journaliste travaillant pour la Centrale de Monitoring des Médias de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) à Bukavu. JED a exhorté les responsables rebelles de la coalition AFC/M23 à faire la lumière sur les circonstances de cet homicide.
Le corps de Wilondja Mazambi a été découvert mardi 5 août, baignant dans son sang, avec une corde autour du cou. Selon des sources locales, il avait été enlevé la veille au soir par un “commando armé” près de son domicile dans le quartier de Nguba. Transporté d’urgence à l’hôpital général de Bukavu, il a succombé à ses blessures dès son arrivée.
Le journaliste, qui portait sur lui sa carte de presse au moment de sa mort, faisait partie des professionnels des médias qui avaient été enrôlés de force par le mouvement rebelle pour suivre une formation idéologique après la prise de contrôle de la ville.
Darius Kitoga, président de la section provinciale de l’UNPC, a déclaré qu’il n’avait reçu aucune plainte de la part de Fiston Wilondja concernant sa sécurité.
Dans son communiqué, JED a exprimé sa “grande consternation” et a demandé instamment aux chefs politiques et sécuritaires de l’AFC/M23 de “tirer au clair les circonstances de ce meurtre qui n’a pas l’air d’un cas banal d’insécurité dans ces zones occupées de l’Est de la RDC.”
