Les combats se sont intensifiés ces derniers jours dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, où les forces gouvernementales annoncent avoir repris le contrôle des localités de Mahanga, Kazinga et Ndete.
Selon des sources locales, ces entités, qui étaient passées sous contrôle des rebelles du Mouvement du 23 mars, ont été récupérées à la suite de violents affrontements opposant les insurgés aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des groupes d’autodéfense locaux.
Des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues pendant plusieurs heures, provoquant un mouvement massif de la population vers des zones jugées plus sûres, notamment en direction de centres urbains déjà fragilisés par l’afflux de déplacés.
Sur le plan humanitaire, la situation se détériore rapidement. Des centaines de familles ont abandonné leurs habitations, laissant derrière elles, biens et récoltes. Les structures sanitaires locales font état d’un manque criant de médicaments et de prise en charge pour les blessés.
Des organisations humanitaires présentes dans la région tirent la sonnette d’alarme face à l’augmentation des besoins en vivres, en abris et en soins médicaux. Les axes routiers demeurent partiellement impraticables en raison de l’insécurité persistante, compliquant l’acheminement de l’aide.
Malgré la reprise annoncée de ces localités, la crainte d’une contre-offensive rebelle reste vive. Des sources sécuritaires indiquent que les combats pourraient s’étendre à d’autres zones stratégiques de Masisi, aggravant davantage la crise humanitaire dans cette partie du Nord-Kivu.
La population civile, prise en étau entre les belligérants, appelle les autorités nationales et la communauté internationale à redoubler d’efforts pour restaurer la paix et garantir la protection des civils. La situation demeure évolutive et pourrait connaître de nouveaux développements.
