Cela fait déjà quatorze jours, soit du samedi 10 au samedi 24 janvier 2026, depuis que les combattants ADF-MTM ont attaqué une position des FARDC à Banzubanzu, dans la chefferie de Babila Bakwanza, territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
À la suite de cette attaque meurtrière, des militaires ont procédé à l’enrôlement forcé de jeunes civils du village Bandibwambi pour les accompagner dans la zone afin de récupérer les dépouilles des militaires tombés au front. Bandibwambi est une bourgade située à plus de 32 kilomètres de Mambasa-centre.
Selon les témoignages recueillis, ces jeunes, emmenés de force, sont malheureusement tombés dans une embuscade tendue par les rebelles ADF-MTM, ce qui suscite ce jour, de sérieuses inquiétudes quant à leur sort. Quatre d’entre eux ne sont toujours pas revenus à ce jour.
Il s’agit de Kasereka Kamulewa Charles (27 ans), Kasereka Vughese Georges (16 ans), Musabau Jore Dieme (22 ans) et Kakule Mbalavahi Geremy (28 ans).
Les familles de ces jeunes, plongées dans l’angoisse, affirment ne disposer d’aucune information officielle et disent ne plus savoir à quel saint se vouer pour retrouver leurs proches.
Alertée par les proches des disparus, la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), section de Mambasa, exprime de sérieux doutes quant à la survie de ces jeunes civils utilisés comme accompagnateurs dans une zone hautement insécurisée. L’organisation dénonce une grave violation des droits humains et du droit international humanitaire.
Face à cette situation, la CRDH exige de l’auditorat militaire détaché de Mambasa, l’ouverture immédiate d’une enquête et l’interpellation du capitaine des FARDC accusé d’avoir emmené ces jeunes de force, les utilisant comme boucliers humains.
Pour la CRDH Mambasa, par la voix de Ram’s Malikidogo, la justice doit être rendue afin d’établir les responsabilités et soulager les familles des victimes.
