Dans la province du Sankuru, à Lodja, un chantier attire aujourd’hui toutes les attentions. Celui du remblayage du « Ravin Office des Routes », devenu en quelques semaines, le symbole d’une action publique efficace au service des communautés locales. Ici, l’Office des Routes (OR) démontre, par des actes concrets, sa capacité à répondre aux urgences environnementales qui menacent habitations et infrastructures.
En seulement deux mois et demi, les équipes techniques ont réalisé des avancées significatives, dépassant largement les prévisions initiales. Une performance d’autant plus remarquable que le projet n’a, jusque-là, bénéficié que d’un préfinancement limité à 20 %. Malgré ces contraintes, une grande partie du ravin a déjà été stabilisée et remblayée, réduisant considérablement les risques pour les riverains.
Sur le terrain, les travaux se poursuivent avec intensité. En parallèle au remblayage, la construction d’un collecteur d’eau progresse à un rythme soutenu, preuve d’une approche technique intégrée visant à assurer la durabilité de l’ouvrage et à prévenir toute résurgence du phénomène érosif.
Pour Serge Mukamba, Directeur provincial de l’Office des Routes au Sankuru, cette avancée repose avant tout sur une gestion rigoureuse et orientée vers les résultats :
« Nous avons fait le choix d’optimiser chaque ressource disponible afin d’aller au-delà du niveau de financement reçu. Notre priorité est claire : protéger les populations et leurs biens ».
Au-delà de la performance technique, ce chantier illustre également la matérialisation d’une volonté politique affirmée au sommet de l’État. À travers ces travaux, c’est la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui prend forme sur le terrain : celle d’un développement inclusif, attentif aux réalités des zones souvent enclavées.
Cet élan est également porté par le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza, dont l’engagement pour la modernisation des infrastructures nationales se traduit par un suivi des projets structurants, même dans les zones les plus reculées du pays.
À la tête de l’Office des Routes, le Directeur Général Jeanneau Kikangala Ngoy impulse une dynamique nouvelle, axée sur la performance, la redevabilité et la valorisation du savoir-faire interne. Sous son leadership, l’entreprise publique retrouve progressivement ses lettres de noblesse et s’impose comme un acteur clé de la politique infrastructurelle du gouvernement.
À Lodja, cette synergie entre volonté politique et expertise technique produit des résultats tangibles. Les populations, longtemps exposées aux menaces d’érosion, entrevoient enfin une issue durable à leur calvaire.
Toutefois, la finalisation du chantier reste conditionnée à la régularité des financements. Si les décaissements attendus sont effectués dans les délais, la remise officielle de l’ouvrage pourrait intervenir dans un avenir proche, consacrant ainsi un succès exemplaire de l’action publique.
Ce projet s’impose déjà comme un modèle pour d’autres interventions similaires à travers le pays. Il rappelle, surtout, qu’avec une gouvernance efficace et une vision claire, les entreprises publiques peuvent redevenir des leviers puissants au service du développement et du bien-être des populations congolaises.
