Une rencontre a réuni mercredi 22 avril à Kinshasa, Aurélien Taché, député français, et Samuel Mbemba, ministre congolais des Droits humains. Les échanges ont porté sur la création d’une Académie francophone à Kinshasa.
Pour le député français Aurélien Taché, ce projet se veut un carrefour entre la défense de la langue et le combat pour la dignité humaine. Une initiative portée à la suite de la réalité démographique et sociologique de la ville province de Kinshasa qui compte à ce jour plus de 17 millions d’habitants, se plaçant comme l’une de plus grandes villes francophones au monde.
Contrairement à l’Académie française, dont la mission est essentiellement littéraire et normative, l’Académie de Kinshasa portera la mission d’intégrer les réalités locales et la vitalité du français parlé en Afrique dans le corpus académique.
Le ministre Samuel Mbemba et son hôte ont insisté sur le lien entre l’usage de la langue et la promotion des Droits de l’Homme. À les en croire, cette institution servira de plateforme de réflexion sur l’éthique, la justice et la gouvernance.
Ce projet d’Académie s’inscrit dans une diplomatie de la clarté. Si le projet aboutit, Kinshasa ne sera plus seulement la capitale du nombre, mais celle de l’influence intellectuelle et morale du monde francophone.
