La rivière Makelele à Kinshasa sépare les communes voisines de Kintambo et Bandalungwa. Sur le lit de cette rivière, des habitations construites anarchiquement à la base des inondations récurrentes causées souvent par le débordement des eaux.
Ce mardi lors de la descente de la sous commission chargée d’enquêter sur les inondations mise en place par l’Assemblée provinciale de Kinshasa, les élus de la capitale ont déploré non seulement les constructions anarchiques de part et d’autre de cette rivière mais aussi les conditions hygiéniques et sanitaires des riverains.
Sur les avenues Lusambo, Bandundu en passant par Kinvula et Vivi, dans la commune de Kintambo, le constat fait par les élus de la capitale accompagnés par le bourgmestre est déplorable. Des maisons construites sur les collecteurs d’eau empêchant ainsi l’eau de couler normalement.
Sur le lit de cette rivière, l’odeur nauséabonde des eaux usées des toilettes et déchets de tout genre jonchent aux côtés des habitations dont la plupart en taudis.
” Toutes ces maisons construites sur le lit de cette rivière doivent être démolies. Nous savons que l’État a une grande responsabilité raison pour laquelle la commission fait les enquêtes pour bien préparer les indemnisations des personnes qui restent dans ces endroits “, a lancé le député provincial élu de Kitambo Justin Moïse Kadima.
De l’autre côté, le rapporteur de la commission Ronald Kisamba a souligné les objectifs de cette descente dans le district de Lukunga notamment : identifiés tout les sites des constructions anarchiques à la base des inondations récurrentes dans cette partie de Kinshasa.
” Nous sommes d’abord dans la phase de sensibilisation des riverains. Après s’en suivra l’étape de démonstration juste après la fin de nos enquêtes. Nous avons constaté des désastres dans la commune de Kintambo, précisément dans la rivière Makelele et nous sommes dans l’obligation d’agir, agir à trois niveaux. D’abord, nous devons sensibiliser la population que nous avons trouvée sur place pour lui faire comprendre les bien-fondés de notre mission et les dangers qui les guettent, parce qu’ils doivent être parties prenantes dans ce que nous sommes entrain de faire et qu’ils comprennent la mission qui est la nôtre”, a-t-il déclaré.
Du côté des riverains, ils ne savent quoi faire, Robert Kinga, il a acquis son espace situé sur le lit de rivière Makelele depuis 2011. Malgré les inondations que connaissent souvent cette zone, il y reste toujours.
” Je possède tous les documents concernant cet espace. Si les autorités souhaitent nous déplacer vers d’autres sites tant mieux “, a-t-il plaidé.
