Officiellement fermé depuis plus de quatre décennies, le cimetière de Kintambo continue pourtant d’accueillir de nouvelles inhumations. Une situation qui scandalise et met en lumière les graves failles dans la gestion des espaces funéraires de la ville de Kinshasa.
Créé en 1954 sur une superficie d’environ 50 hectares, le cimetière de Kintambo figurait parmi les principaux sites d’inhumation de la capitale. Mais avec le temps, l’espace est devenu saturé, conduisant les autorités à prononcer sa fermeture il y a 44 ans. Malgré cette décision, les enterrements se poursuivent, au mépris des normes établies.
Plus inquiétant encore, des maisons d’habitation ont été construites à l’intérieur même du cimetière. Cette occupation anarchique transforme progressivement ce lieu de repos en zone d’habitation, posant un sérieux problème d’aménagement du territoire et de respect dû aux défunts.
La poursuite des inhumations dans un site déclaré fermé, combinée aux constructions illégales, illustre un dysfonctionnement profond dans la gestion des cimetières à Kinshasa.
Plusieurs observateurs appellent à une intervention urgente des autorités compétentes afin de rétablir l’ordre, préserver la dignité du site et faire appliquer la réglementation en vigueur.
