À Kinkole, dans la partie Est de Kinshasa, une situation préoccupante secoue la nouvelle cité aménagée avec des parcelles standards de 10 mètres sur 10. Plusieurs concessions initialement destinées à l’habitation auraient été transformées en cimetières, en dehors du cadre légal prévu par les textes en vigueur.
Selon les constats effectués sur le terrain, certains de ces sites funéraires occupent des espaces d’environ 4 mètres sur 10. Plus alarmant encore, plusieurs cimetières fonctionneraient sans documents administratifs, ni autorisation officielle d’implantation.
Cette transformation irrégulière soulève des inquiétudes majeures en matière d’urbanisme, de salubrité publique et de gestion foncière. Des habitants de la zone dénoncent une occupation anarchique qui pourrait compromettre l’organisation harmonieuse de la cité et exposer la population à des risques sanitaires.
Face à ces irrégularités, la Commission Aménagement du territoire, Environnement et Développement durable de l’Assemblée provinciale de Kinshasa envisage une descente sur le terrain afin de vérifier la conformité des installations et d’établir les responsabilités. L’objectif est de faire respecter les normes d’aménagement et de préserver les espaces destinés à l’habitation.
Ce dossier relance le débat sur la gestion des terres urbaines et la nécessité d’un contrôle rigoureux pour encadrer l’expansion rapide de la capitale congolaise.
